Quelques dates

 Le Château ducal

 

Dscn0379Cet engin servait à extraire la pierre de Caen. Elle a été installée dans la cour du château.

 

 

 Photo de 2010

 

SV300234Vers 1060, le Duc Guillaume le bâtard (futur G. le Conquérant) fit construire un château sur l'éperon rocheux dominant Caen. Ce dernier, connu par les textes depuis 1025, est attesté par l'archéologie dès le 1er siècle de notre ère, mais il ne s'agissait alors qu'une agglomération secondaire à vocation commerciale. la construction de l'abbaye aux Hommes et celle de l'abbaye aux Dames de part et d'autre du château vont amener Caen, en une génération aux dimensions de grandes villes du Nord Ouest européen. Jusqu'au rattachement de la Normandie à la France en 1204, le château de Caen joua un rôle essentiel dans la politique des rois anglo normands sur le continent.

Après cette date le château perdit sa fonction de résidence princière pour devenir une forteresse qui connut plusieurs sièges durant la guerre de 100 ans (1346, 1450). Son rôle déclina jusqu'à la Révolution de 1789. Au XIXe et jusqu'en 1944, il n'est plus qu'une caserne.

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Après les destructions de 1944, il constitue un des points essentiels de l'urbanisme de la ville de Caen reconstruite et devient "l'enceinte des musées"

L'entrée principale initiale au nord protégée par une tour porte, disparaît vers 1220 avec la cnstruction de la courtine du donjon. Au sud, la porte Saint Pierre  n'est à l'origine qu'une petite poterne ouvrant sur la ville au XIe. Elle deviendra la porte principale au XIIIe. Détruite pendant la Révolution Française, elle a été reconstruite en 1804 et à nouveau endommagée par les bombardements de 1944. 2 cachots disciplinaires à destination des militaires de la caserne Lefebvre, basés au château entre le milieu du XIXe et 1944 sont encore visibles de part et d'autre de la porte. Les murs sont recouverts de graffitis réalisés par les soldats emprisonnés.La barbacane de la porte Saint Pierre est l'oeuvre des Anglais qui ont occupé le château au cours de la guerre de 100 ans, entre 1417 et 1450. Alors qu'à partir de 1435 la reconquête française progresse, les Anglais se méfient d'une population caennaise de plus en plus hostile à leur égard. Ils décident de s'en protéger en aménageant cette barbacane en 1438, véritable bastion chargé de défendre l'entrée du château. A l'est, l'imposante porte des Champs est sans doute construite au moment de la disparition de la porte Nord : munie d'un pont levis et précédé dès l'origine d'un avant corps, elle accentue encore les défenses de la forteresse.

rempartsCe rempart (photo) a été maintes fois réparé aux cours des siècles et il serait vain d'y chercher des lambeaux de la construction primitive (XIe). en revanche,son tracé est celui du fossé n'ont certainement pas varié depuis le XIe, sauf au nord du fait de la construction du donjon et de son enceinte (courtine).

Au moyen âge, le sommet du rempart était crtainement muni de créneaux, sans doute jusqu'au XVIIe ou le dépérissement de la fonction du château se traduisit par l'abandon de l'entretien des parties défensives.

Les salles du rempart aménagées dans le volume restitué d'un cavalier d'artillerie du XVIe constituent à elles seules une visite exceptionnelle à travers plusieurs siècles de la riche histoire du château construit par G. le Conquérant. La salle accueille les expositions temporaires du musée de Normandie.

SV300234Le rempart est flanqué de 13 tours dont 11 rectangulaires. Elles ont fait l'objet de nombreuses reconstructions. La tour de la Reine Mathilde grosse tour circulaire à voûtes sur croisés d'ogives couvrant ses 2 étages, qui domine le quartier du Vaugueux à l'angle sud est du château, pour ses parties les plus anciennes. 3 tours rectangulaires sont à cheval sur le rempart, l'étage supérieur communique avec le chemin de ronde comme il est coutume dès le XIIe mais elles ont été reconstruites (Au XVe pour la tour de la Reine Mathilde). Les 8 autres flanquent le rempart mais se développent en totalité à l'extérieur (XIII XIVe). A l'origine toutes les tours sont couvertes. L'espacement excessif et irrégulier des tours, dû à la fonction résidentielle originale du château, rend le flanquement assez peu efficace.

Le donjon est construit par Henri II de Beauclerc. Il mesurait près de 30m de haut. Lors de l'annexion de la Normandie en 1204 par Philippe Auguste, le roi de France isola le donjon du reste de l'enceinte en l'enserrant d'une chemise bordéed'un profond fossé. Les évènements de la Révolution Française ont conduit à la ruine de l'ensemble Donjon/Chemise en 1793. Les fouilles ont révélé des vestiges.

SV300239L'église Saint Georges (photo) fut fondé au Xe, il n'en reste aucun vestige ; de l'église romane qui lui succéda vers 1100 on conserve encore les murs et la nef. La reconstruction du choeur et d'importants remaniements ont donné à l'église son aspect actuel entre la fin de la guerre de 100 ans (1450) et les premières decennies du XVe. L'entrée principale située dans le mur pignon ouest détruit en 1944 n'a pas été restitué lors de la dernière restauration.

L'église Saint Georges est le dernier vestige d'une paroisse dont le château fixait les limites territoriales. De l'époque romane, subsistent les modillons sculptés visibles à la base de la toiture et surtout l'arc triomphal séparant la nef du choeur de l'église. Son décor fait d'étoile et de bâtons brisés est caractéristique de l'art normand du XIIe. Le choeur et le portail ont été reconstruits après 1450.

 

D'assez nombreux textes font mention à partir de 1338 de la résidence du bailli puis plus tard de celle du gouverneur des ville et château de Caen. Le bailli y avait alors outre sa résidence personnelle, ses bureaux, sa chapelle privée et une salle d'audience où l'on fait des jugements des malfaiteurs. Au XVIIe de profondes modifications ne conservent du bâtimt antérieur que son plan et ses dimensions. Devenu musée de Normandie en 1946 il s'est vu adjoindre une aile ouest ouverte au public en 1983.

 

Dans l'enceinte on pourra voir l'ancien échiquier, le musée des Beaux Arts, le vieux palais et le jardin des simples (Cf. plus bas).

 

 

Eglise caennaises 

 

 Eglise du Saint Sauveur

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Ancienne église Notre Dame de Froiderue. Antérieure à l’an mil, cet édifice fut reconstruit à partir du XIVe. Devenue église Saint Sauveur en 1802, elle présente un plan à 2 nefs jumelées lambrisées en bois et un clocher surmonté d’une flèche sur le modèle de la tour Saint Pierre de Caen.
Outre les 2 absides qui juxtaposent les décors sculptés du gothique flamboyant et de la Renaissance. Il faut remarquer sur la Rue Froide un porche du XVe et un curieux escalier logé dans le mur.

 

 

 

 

 

 

Eglise du Saint Sépulcre

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 Photo de 2010

 

 

Eglise Saint Pierre

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Construite du XIIIe au XVIe, elle possède un clocher XIVe de 80m de haut. De nombreux artistes ont jusqu’au recouvrement de la rivière en 1860, dessiné l’abside Renaissance de l’église se reflétant dans le port médiéval de la ville. Construit sur l’Odon, le pont assurait la jonction entre le Bourg le Roi  et l’île Saint Jean, les 2 quartiers importants de la ville. Le châtelet construit sur le pont au XIVe défendait cet accès important et abritait l’hôtel de ville et l’horloge municipale.

 

  Photo de 2010

 

Remarque :  D'autres églises de la ville seront développées plus bas

 

A voir

 

Le Mémorial de Caen

 

L'église Saint Jean

Construite au XIV et XVIe pour remplacer une église romane, cet édifice de style gothique flamboyant possède également à l’intérieur une nef superbe et une curieuse tour lanterne aux parois sculptées, d’époque Renaissance. Sa tour penchée est très caractéristique, son inclinaison est due à la présence de marécages.

 

L'église Saint Nicolas

La construction de cette église vers 1083 est une conséquence de la fondation de l’abbaye aux Hommes par Guillaume le Conquérant. Le dépouillement de l’édifice où les rythmes de l’architecture constituent le seul décor, son exceptionnelle clarté font de l’église un précieux et parfait témoignage de l’architecture religieuse romane de Normandie.

 

La rue froide 

Elle apparaît dans les chartes du XIIe. Proche de l’ancienne université, elle est devenue à partir du XVe la rue des imprimeurs, très nombreux à  Caen. Ses maisons présentent de très grandes arcades ouvrant sur les boutiques et autrefois fermées par des volets de bois. Derrière les maisons sur rue se cachent des manoirs construits au XVe et XVIe entre cour et jardin par les riches bourgeois de la ville.

 

La cour des imprimeurs

Elle a été construite dans les premières années du XVe pour le libraire J. Macé, les maisons de cette cours ont abrité pendant 4 siècles, une des plus importantes imprimeries de la ville. Encadrées d’un lamier pour les protéger de la pluie, les fenêtres de la façade restaurée ont conservé avec leurs croisés de pierre, un décor flamboyant typique de cette époque. Dans une profonde mouluration, la décoration mêle feuille de vignes et feuilles de choux frisés, sous le regard d’une chauve souris.

La maison des Quatrans

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Epargnée par les bombardements de 1944, cette demeure porte le nom des Quatrans, "tabellions", notaires du roi à Caen à la fin du XIVe. Thomas Quatrans ayant émigré en 1417 après la prise de la ville par les Anglais, sa maison confisquée fut donnée à un chevalier anglais, puis reconstruite dans la seconde partie du XVe. Comme souvent à Caen, seule la façade sur rue est construite en pans de bois. Très sobre dans sa décoration, cette façade a permis un maximum d'ouvertures sur la rue. Amputé de sa chambre haute en 1944, l'escalier en vis est logé dans une tour octogonale à l'arrière de la maison.

 Photo de 2010

 

Le port de plaisance

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 Photo de 2010

 

 

Le palais de justice

SV300224Intendant de la généralité de Caen, le baron Orceau de Fontelle, entreprit, dans la 2e moitié du XVIIe, d'importants travaux d'urbanisme et de modernisation de la ville. Pour aménager cette place et ouvrir de nouvelles rues (Rue Saint Benoît devenue G. le Conquérant). Il fit abattre les remparts médiévaux et combler les fossés séparant la ville de Bourg l'Abbé.

A l'emplacement de la tour chatimoine, asile horrible des fous, l'ingénieur Lefebvre jeta en 1781 les fondations du Palais de Justice. En chantier en 1786 (visite de Louis XVI). L'édifice ne fut achevé sous le règne de Louis Philippe (1830 - 1848). Le péristyle à colonnes ioniques rappelle le château de Bénouville, chef d'oeuvre néo classique construit en 1767 aux portes de Caen par CN Leroux.

 

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Vieille maison en pans de bois (XVIe)

L'une abritait le musée de la Poste jusqu'en 2009

 

 Les 2 abbayes caennaises

 

SV300226Abbaye aux Hommes et Saint Etienne

Fondée en 1063 par le duc Guillaume, puis consacrée en 1077, l'abbaye bénédictine Saint Etienne était constituée d'un vaste enclos abritant dans ses murs bâtiments et jardins

Si une partie de l’enceinte fortifiée du XIVe et deux bâtiments médiévaux subsistent, l'essentiel fut reconstruit tout au long du XVIIIe sur le plan du moine architecte G. de  la Tremblaye.

Devenue lycée en 1804, l'abbaye servit de refuge à la population de Caen pendant la bataille de Caen en 1944 et abrite aujourd'hui l'hôtel de Ville.

Reconstitués d'après un plan ancien, les jardins à la française recouvrent en partie les fossés séparant au moyen âge l'abbaye de la ville.

Face à l'abbaye aux hommes dont elle partage la dédicace au premier martyr, l'église paroissiale St Etienne le vieux remonte sans doute au Xe. Exposée le long des remparts de la ville, elle fut reconstruite après les sièges anglais de 1346 et 1417.

Ruinée en 1944, l'édifice conserve une tour lanterne octogonale de la première moitié du XVe et, adossée au chevet, une statue équestre du début du XIIIe représentant l'empereur Constantin.

Lanfranc fut gouverneur abbé de l’abbaye

Dans l’église se trouve la plaque tombale de Guillaume le Conquérant. Et l’orgue du XIX a été conçu par Cavaillé Coll. Elle abrite également une horloge monumentale (1744) par Gautier et un lutrin du XVIIIe

 

 

sv300244L'église de la Sainte Trinité de l'abbaye aux Dames.

L’église abbatiale fut consacrée à la Sainte Trinité en 1066 et sa construction fut achevée au 12e et commencée au XIe. Bâtie par Mathilde qui avait épousé un lointain cousin, Guillaume le Conquérant. Elle repose dans l’église depuis 1083, sous une pierre noire de Tournai, son pays d’origine.

L’église renferme une crypte du XIe et ses 16 colonnes.

46 abbesses recevant le titre de Madame de Caen se succédèrent a la tête de ce monastère féminin jusqu’à 1791.

Reconstruits tout au long du 18e les bâtiments monastiques devenus un hospice au XIXe puis un hôtel en 1823 (Dieupuis). Endommagée en 1944, restaurée en 1975, elle a été achetée en 1983 par le Conseil Régional  de Basse Normandie.

Le réaménagement du parc voit la fin de la réhabilitation.

Elle accueillera Charlotte Corday une dizaine d’années jusqu’à la fermeture de l’abbaye en 1791.

 

Quelques jardins et parcs caennais

 

Le jardin des plantes

Au coeur de la ville, sur une ancienne carrière de pierre, ce parc de 3.5 ha abrite depuis 1736 trois siècles de botanique. Il a été créé par JB. Caillaud, professeur d'université.

Le jardin des Simples

Le jardin est établi sur l'ancien jardin du gouverneur, près du musée de Normandie. On y trouve des plantes médicinales ainsi que des "mauvaises herbes". Ces dernières servaient aux préparations culturelles au Moyen Age

Le parc Michel D'Ornano

Du nom du président de la région Basse Normandie et du département du Calvados, il se situe près de l'abbaye aux Dames où siège le conseil régional. Il date de 1992, a été inspiré par Le Nôtre et recouvre 5ha.

La vallée des jardins

Parc de 2.5ha dans le quartier Saint Julien

Le parc de la colline aux oiseaux

Parc composé de différents jardins (villes françaises, villes jumelles, vivaces, bruyères...) recouvrant 17ha d'une ancienne décharge, a été ouvert en 1994 pour célébrer le 50e anniversaire du débarquement de Normandie. On y trouve également un labyrinthe d'ifs et de buis, une normandie miniature, un parc animalier, une roseraie, ...

 

Dans l'art

 

"Ancien port de Caen" (1875) par VT Tesnière


A faire

 

VTT : Boucle 1 (33km ; 2h30)

VTT : Boucle 2 (31km ; 1h15)

 

 

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